30 novembre 2018 0 Commentaire

RETOUR!

RETOUR!

Bienvenus sur ce blog « que vous lirez peut-être »…

J’avais créé ce site en hommage à Gary, bien sûr. Lui voyait une promesse où j’en rêvais bien plus. La vie m’a éloigné, puis rapproché, comme la mer va et vient.

Après des années d’absence, ce blog va reprendre vie. Il peut sembler, parfois, que tout est dit ou l’a été; bien mieux que je ne sais le faire.

Et voilà que les doigts tremblent et réclament la parole. Les doigts, continuité du cœur et des pensées.

Alors allons-y, mes doigts, je vous suis!  Tapez -avec douceur- sur le clavier et qui sait, les promesses de l’aube seront peut-être tenues.

A très vite

Fabrice

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5 février 2012 0 Commentaire

Promenade matinale -et fraîche!- à Grenoble

Promenade matinale -et fraîche!- à Grenoble
 

 

 
Petit matin froid à Grenoble. Et si je vous emmenais flâner un peu, au hasard, le nez en l’air?

                                                                                                                                   C’est parti!

 

Ca donne à peu près ça, ce matin!Promenade matinale -et fraîche!- à Grenoble dans Expos et visites IMG_0316-300x200

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                                                                                                                                                                                  « La Bastille »

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1ère mondiale discrète....Le 1er ouvrage mondial en béton coulé!

 

 
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Il suffit de menacer de fermer le collège pour se mettre à l'aimer...

 
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Enfin de la compagnie!

 
 
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                                                                           Surprise musicale

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"You may say I'm a dreamer"... John Lennon serait-il venu à Grenoble?

              

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Place de Verdun, pacifique et déserte

Allez, il est temps de rentrer. Je commence à voir des moutons dans les arbres. Le froid gagne le cerveau. A bientôt pour une autre promenade.   

 

31 janvier 2012 1 Commentaire

Merci Mr Pozzo di Borgo!

Merci Monsieur Pozzo di Borgo!

Tout jeune Fondé de pouvoirs à la BFCE (la désormais fusio-absorbée Banque Française du Commerce Extérieur *) à Reims, j’eus de la chance.
Comme d’autres certes, mais au final pas si nombreux, je fus reçu dans une maison emblématique de Champagne (fusionnée aussi depuis mais, politique de marque oblige, dont le nom demeure). Mon patron de l’époque avait en effet le bon réflexe managerial de faire partager à ses « juniors » des moments importants. C’est ainsi que nous déjeunâmes tous deux avec l’hôte des lieux, Philippe Pozzo di Borgo .
(Oui, l’homme du film « Intouchables », celui-là même)
Une table dressée pour trois, minuscule et intime au centre de ce grand salon de réception du style du 3eme Bonaparte si mon souvenir est exact.

Il est des instants de lumière intense dans une jeune carrière, et c’en fut un. Brillant et serein, notre hôte me surprenait tant par son charisme que par ses étonnantes simplicité et gentillesse. Tellement brillant!
Quelques mots suffirent pour faire comprendre les enjeux d’un modèle champenois -le vin à bulles, j’entends!- pourtant si complexe en ce  début des années 90.
Deux heures d’écoute, à me gaver,- non de ce qui fut sans doute, je n’en garde aucun souvenir, un fort bon dejeuner-, mais des propos, du regard et de la maîtrise de cet homme profond et simple. Ne me dit-il pas en un sourire complice que Borgo signifiait « bougre » en italien?.
Un honneur.

Aussi ma peine fut-elle grande et sincère lorsque j’appris, quelques mois plus tard, l’accident de parapente qui avait frappé cet homme à qui tout souriait et avant tout l’avenir! Carpe diem…
Au  hasard des rencontres professionnelles avec d’autres managers de grandes maisons de vins -tranquilles ou non-, je demandais souvent si quelqu’un avait de ses nouvelles. Les « anciens » du groupe Moët étaient les mieux informés que je trouvais. Certains avaient des news plus ou moins fraîches, plus ou moins rassurantes (je suis longtemps resté avec l’image d’un homme figé dans un lit d’hopital et qui luttait pour retrouver un usage, même minime, de certains de ses membres). Ma lecture du « scaphandre et du papillon » fut inondée de pensées pour l’ex- dauphin de la maison Pommery.

Quel bonheur, alors, que la sortie de ce film! Et ce n’est pas l’argent -qui peut beaucoup certes- mais le besoin de dire l’extrême humanité d’une situation, qui en est à l’origine -laissez-moi cette illusion s’il vous plaît, mais j’y croît fermement.

Face à la souffrance physique, la maladie puis la mort, nous redevenons -ou devenons- tous des hommes. Révélés en ce que nous sommes derrière nos apparences passées.

Merci donc, Monsieur Pozzo di Borgo!

Car l’homme a besoin d’exemples pour « grandir » et garder espoir.

Mon père en fut un, à sa manière. Mais je l’ai vu trop tard, puisque c’était mon père et que j’étais si jeune !
Et pourtant, dix années durant et malgré l’irréversible verdict que le « Corps médical » lui asséna à compter de ses 45 ans, il tint bon et garda ses rêves et des projets intacts.

Puis, regardant à l’extérieur, je vois ce prêtre qui me tint lieu de père spirituel après le « départ » de celui de chair. Un autre héros de la résistance physico-mentale. Responsable des pèlerinages en terre sainte pour le diocèse de Lille, il poursuivit son oeuvre de paix jusqu’à la fin.  Pourtant dans de redoutables douleurs liées à la traitrise du corps.
Oui, oeuvre, paix. Je fus touché en plein coeur par cette photo de l’ »Abbé », dans une accolade non feinte avec à sa droite un arabe musulman et à sa gauche un juif. Tous trois riant, photographiés en plein Jérusalem. « No comment ».

En resserrant le cercle du géo-temporel, je pourrais encore -et surtout aujourd’hui-, décrire la leçon de courage et de désir de vie qu’il m’est offert de recevoir par un ami d’enfance qui fit faux-bond (bondir par dessus la faux?) trois fois de suite à la « grande faucheuse ». A bas! les cancers et comas répétés! Il est là, debout chaque jour pour mener a bien un projet professionnel plus « adapté » à son nouvel état physique. Mais surtout c’est lui, qui pourrait se reposer sur les lauriers d’un farniente bien mérité, qui anime et nourrit son entourage de son enthousiasme, de sa sérénité et de sa perpétuelle quête d’humanité et d’excellence dans sa relation à l’autre.

Quel exemple. Quelle chance de l’avoir pour ami. Quel dommage que seul le cercle restreint de ses connaissances directes puisse bénéficier des bienfaits d’une amitié si riche.

Tant de héros anonymes.

Alors, pour revenir à Monsieur Pozzo di Borgo:  Dieu merci! cette Force là ne sera pas demeurée incognito.
Et qu’importe le reste? Les probables inévitables faiblesses humaines, les éventuelles arrogances des débuts? Pas sûr, d’ailleurs, malgré une vie qui put être facile (St François ne fut-il pas ce jeune cavalier arrogant dans l’Assise de sa jeunesse?).
L’important est ce qui a surpassé, et nous parvient. Ce merveilleux exemple de courage.
Il a sans doute fallu plus de force de caractère a cet homme pour remuer à nouveau un doigt qu’il ne lui en aurait fallu pour devenir manager d’un des principaux « empires » agro-industriels de ce monde.
Tout simplement, sans doute, le courage d’avoir celui de vouloir respirer, jour après jour, de vouloir rester et d’y croire.

Merci!

(*) fusion-absorption évoquée sans regret, car pour en avoir vécu au moins quatre, j’estime que les fusions d’entreprises sont comme les bons -et si rares-, elles font « grandir ».

F.Bossaert, le 31/01/2012

24 janvier 2012 0 Commentaire

Dégradation ou l’Abus d’Autorité (AA)

DEGRADATION

 

Je disais hier matin à un apprenti- boulanger,  qu’il était à la fois très maladroit (il venait de dégrader plusieurs fois de suite des pains qu’il voulait couper en tranches avec une machine) mais aussi fort généreux (pour se faire « pardonner » il m’a offert une baguette toute chaude). Visiblement  étonné il me dit que l’humour avait disparu et que « les gens font la tête tout le temps ; encore plus depuis qu’on nous a dégradés».

Je m’empressai de le remercier et, dans un rire complice, de lui donner le grade du plus sympathique apprenti-boulanger du quartier.

Tout à sa joie et bien malgré moi, je lui parus un « rabat-peine » et je sortis en prêtant attention au beau soleil d’hiver que je n’avais pas aperçu avant d’entrer au fournil.

 Mais l’élu comme l’électeur le savent, les joies simples sont de courte durée, et je regardai à nouveau  le trottoir bitumineux pour éviter -au mieux- les écueils et les dégradations de la chaussée.

 Dégradé. Dégradation…

 J’en étais resté pour ma part à l’image de l’officier qu’on dégrade pour haute trahison et pour avoir commis des actes irréparables. Dans le même temps, je me rassurai en me disant que les actes irréparables un  jour sont souvent réparés le lendemain (Dreyfus murmure-t-il encore ?). L’inverse étant vrai aussi  -c’est ce qui rend ce monde aussi drôle à vivre. Ce « bon et loyal » Willi Münznberg, par exemple, chantre de la révolution bolchevique, n’avait-il pas convaincu et entraîné dans son sillage de hauts gradés de l’intellect comme Gide, Malraux, Hemingway, Brecht ou autres Dorothy Parker comme défenseur de l’idéal communiste , planche de salut d’un monde en miettes ?

Mais dégradé, le « bon Willi », que l’on retrouva pendu non loin de Grenoble , et dont on découvrit  sans l’ébruiter qu’il fut en réalité l’un des artisans les plus actifs de la famine organisée du peuple russe. Dégradant, isn’t it ?,

 De retour chez moi, je me plongeai dans un code pénal (on a les dimanches qu’on peut…) et fus pris de scepticisme (on n’a pas encore dégradé Montaigne).

La dégradation est bien un délit pénal !

 Sans vouloir ennuyer –ni distraire- ; juste commenter avec la légèreté qui convient pour rester vivant, je propose une rapide et novice lecture d’articles concernés :

 Art 322-1 du code pénal : « La dégradation d’un bien appartenant à autrui est punie de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende, sauf s’il n’en est résulté qu’un dommage léger. (Nous parlons sans doute ici de tags sur la voie publique, dont certains ont d’ailleurs déjà fait leur entrée dans des musées ; ça doit coûter moins cher d’arracher le mur que de le  nettoyer ?) .

 Art 322-2 : « Lorsque l’infraction (de dégradation du bien d’autrui) est commise à raison de l’appartenance (ou non) de la personne propriétaire de ce bien à une nation… (Je prends la liberté de traduire ici par  les contribuables payant l’impôt en France), les peines encourues sont portées à 3 ans d’emprisonnement et à 45000 euros d’amendes. »

 Art322-3 : « l’infraction (de dégradation s’entend), est punie de 5 ans d’emprisonnement et 75000 € d’amende et d’une peine d’intérêt général :

1/ lorsqu’elle est commise par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice ;

2/ Lorsqu’elle est facilitée par l’état d’une personne dont la particulière vulnérabilité due à son âge (la France est une vieille nation), à une maladie ( la crise américaine des subprimes que le Docteur S&P n’avait pas diagnostiquée, fut en effet très très contagieuse)…ou à un état de grossesse (la France est la femme enceinte de l’Europe, avec son taux de natalité 2 fois plus élevé que celui de l’Allemagne )… est apparente ou connue de son  auteur « 

 3/ Lorsqu’elle est commise au préjudice des : magistrats, jurés (nous tous, potentiellement), avocats, officier public ou ministériel, militaire, gendarme, policier, douanier, gardien de prison, toute personne dépositaire de l’autorité publique, (x millions de fonctionnaires?), en vue d’influencer son comportement dans l’exercice de ses fonctions ou de sa mission.

 Et j’en passe, car la liste est si longue qu’elle concernerait presque le nourrisson en couveuse et la grand-mère couvée (si elle en a la chance) !

 Mais quand même et juste « pour le plaisir » :

 «  Lorsqu’elle (la dégradation) est commise par une personne dissimulant volontairement en tout ou partie son visage afin de ne pas être identifiée (S&P, c’est qui ? Celui qui avait par erreur dégradé les US, c’était qui ?).

« Lorsque le bien dégradé est destiné à l’utilité publique ou chargée d’une mission de service public. ».

 Stop !  Je cours à l’armoire à pharmacie et vide le tube de « nux vomica ».

 C’est donc tout un peuple, tous ceux qui vivent dans ce pays qui s’appelle France, qui sont dégradés d’un seul coup, ensemble. (Génocide moral ?).

Et je nous imagine, alignés  -pourquoi pas sur l’esplanade des invalides qui fut, en début de carrière, un hôpital où l’on soignait les maux- en une longue file d’hommes, de femmes, d’enfants ; tête basse, la honte au front, prêts à nous faire arracher l’un de nos grades durement acquis.

 Du milieu de la longue lignée humaine, je n’aperçois pas l’aréopage qui se prête au rite de cette humiliation.

Seraient-ce les mêmes magiciens et prédicateurs qui firent disparaître en un tour à plusieurs milliards de commissions un pan entier du budget de la Grèce ? Les mêmes qui ont poussé à la ruine des millions d’américains à qui l’on avait fait croire qu’il était désormais possible de devenir propriétaire de sa maison sans en avoir les moyens ? Les mêmes qui, contaminés,  – pardon pour l’échappée technique-, donnaient, dans le cadre d’émissions obligataires de collectivités locales françaises, la note du « mieux noté » à un ensemble d’émetteurs dont certains ne méritaient qu’une aumône non remboursable ?

Amis anglo-saxons, dont j’apprécie tellement le caractère enjoué et décontracté  et collègues français qui cédèrent aux sirènes du trading et de la spéculation à la Madoff (il n’est pas de mât assez grand pour vous y attacher tous), rassurez-moi.

Dites –moi que vous avez  la« pleine conscience » de la peine que vous provoquez et de celle que vous encourrez.

 Ce n’est pas une économie mais une nation que vous dégradez. Mettons nous d’accord, lorsque je dis nation, je parle de toute femme et de tout homme dont on peut dire qu’il a un lien fort avec la France. Ce ne sont pas les politiques effarouchés ou ceux,  opportunistes se ruant sur l’os miraculeusement jeté dans l’arène électorale, que vous dégradez. Ceux-là ne souffrent pas de déficience immunitaire !

 Vous dégradez les écrivains, les chercheurs, les enseignants, les expatriés, les retraités qui ont travaillé dur –ou moins dur, mais qui sont là-, les anonymes de nom, mais pas de nation.

Pour avoir travaillé en Chine pour une entreprise française, j’entendais les chinois appeler la plupart des jeunes français « Xiao Fa », ce qui signifie, en un affectueux clin d’œil –les chinois ont de l’humour-  « petit français ».

 Alors, au pays du droit et en vertu de l’absence de pouvoirs qui me sont conférés, je vous condamne, anonymes des S&P et consorts, non pas à l’emprisonnement –La France est aussi le pays de la déclaration universelle, que diable !- mais à une peine d’intérêt général avec « obligation de résultat » :

Aider le peuple vivant en France à prendre conscience de sa valeur, de son image à l’étranger, de sa créativité, de son humour, de sa bonne foi –parfois cachée derrière une gouaille prise pour de l’arrogance ».

La France se regarde de l’étranger et c’est cette image là qu’il nous faut défendre plutôt que de « faire la tête » à l’apprenti-boulanger dont les espoirs sont, encore, intacts.

 Fabrice Bossaert, le 17/01/2012

1 février 2012 1 Commentaire

Tentatives décomplexées d’un éternel débutant…

Tentatives décomplexées d’un éternel débutant…

Tentatives décomplexées d'un éternel débutant... dans Dessins et peintures Peupliers1

 Le vent dans les peupliers du Nord, comme le son d’une cascade.

Bois-Grenier; 2011

 

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« Avec la mer du nord pour dernier terrain vague »     

Oil Pastel; 2011

31 janvier 2012 0 Commentaire

BOILLY:Coup de foudre révolutionnaire à Lille

 

Louis Boilly, pour moi, au pire  un de ces trop illustres inconnus (ou l’inverse? ).  Au mieux, un vague souvenir du tableau faisant l’apologie de Marat.  Ennuyeux, non?

BOILLY:Coup de foudre révolutionnaire à Lille dans Expos et visites Marat-300x200

 

Alors, lorsqu’un ami m’a proposé de visiter la rétrospective Boilly au Palais des Beaux Arts de Lille  (190 oeuvres exposées), j’ai craint un retour, à la force des baillonnettes, vers l’ »art obligé pour ne pas se faire trancher la tête »!

Quelle erreur!

Cette exposition est un festival d’humour, de clins-d’oeil sur notre société des années XVIIIème. Le tout avec une modernité remarquable.

Ses épreuves préparatoires nous font cheminer entre BD et caricatures.

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S’il fut censuré par le Directoire, cela n’empêcha pas Boilly, tout en sauvant sa tête, de glisser de discrètes irrévérences  dans chacun de ses tableaux. Chapeau! Pour quelqu’un à qui l’on imposa presque le bonnet…

Mais quelque images valent mieux que de longs discours.

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