31 janvier 2012 0 Commentaire

BOILLY:Coup de foudre révolutionnaire à Lille

 

Louis Boilly, pour moi, au pire  un de ces trop illustres inconnus (ou l’inverse? ).  Au mieux, un vague souvenir du tableau faisant l’apologie de Marat.  Ennuyeux, non?

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Alors, lorsqu’un ami m’a proposé de visiter la rétrospective Boilly au Palais des Beaux Arts de Lille  (190 oeuvres exposées), j’ai craint un retour, à la force des baillonnettes, vers l’ »art obligé pour ne pas se faire trancher la tête »!

Quelle erreur!

Cette exposition est un festival d’humour, de clins-d’oeil sur notre société des années XVIIIème. Le tout avec une modernité remarquable.

Ses épreuves préparatoires nous font cheminer entre BD et caricatures.

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S’il fut censuré par le Directoire, cela n’empêcha pas Boilly, tout en sauvant sa tête, de glisser de discrètes irrévérences  dans chacun de ses tableaux. Chapeau! Pour quelqu’un à qui l’on imposa presque le bonnet…

Mais quelque images valent mieux que de longs discours.

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31 janvier 2012 1 Commentaire

Merci Mr Pozzo di Borgo!

Merci Monsieur Pozzo di Borgo!

Tout jeune Fondé de pouvoirs à la BFCE (la désormais fusio-absorbée Banque Française du Commerce Extérieur *) à Reims, j’eus de la chance.
Comme d’autres certes, mais au final pas si nombreux, je fus reçu dans une maison emblématique de Champagne (fusionnée aussi depuis mais, politique de marque oblige, dont le nom demeure). Mon patron de l’époque avait en effet le bon réflexe managerial de faire partager à ses « juniors » des moments importants. C’est ainsi que nous déjeunâmes tous deux avec l’hôte des lieux, Philippe Pozzo di Borgo .
(Oui, l’homme du film « Intouchables », celui-là même)
Une table dressée pour trois, minuscule et intime au centre de ce grand salon de réception du style du 3eme Bonaparte si mon souvenir est exact.

Il est des instants de lumière intense dans une jeune carrière, et c’en fut un. Brillant et serein, notre hôte me surprenait tant par son charisme que par ses étonnantes simplicité et gentillesse. Tellement brillant!
Quelques mots suffirent pour faire comprendre les enjeux d’un modèle champenois -le vin à bulles, j’entends!- pourtant si complexe en ce  début des années 90.
Deux heures d’écoute, à me gaver,- non de ce qui fut sans doute, je n’en garde aucun souvenir, un fort bon dejeuner-, mais des propos, du regard et de la maîtrise de cet homme profond et simple. Ne me dit-il pas en un sourire complice que Borgo signifiait « bougre » en italien?.
Un honneur.

Aussi ma peine fut-elle grande et sincère lorsque j’appris, quelques mois plus tard, l’accident de parapente qui avait frappé cet homme à qui tout souriait et avant tout l’avenir! Carpe diem…
Au  hasard des rencontres professionnelles avec d’autres managers de grandes maisons de vins -tranquilles ou non-, je demandais souvent si quelqu’un avait de ses nouvelles. Les « anciens » du groupe Moët étaient les mieux informés que je trouvais. Certains avaient des news plus ou moins fraîches, plus ou moins rassurantes (je suis longtemps resté avec l’image d’un homme figé dans un lit d’hopital et qui luttait pour retrouver un usage, même minime, de certains de ses membres). Ma lecture du « scaphandre et du papillon » fut inondée de pensées pour l’ex- dauphin de la maison Pommery.

Quel bonheur, alors, que la sortie de ce film! Et ce n’est pas l’argent -qui peut beaucoup certes- mais le besoin de dire l’extrême humanité d’une situation, qui en est à l’origine -laissez-moi cette illusion s’il vous plaît, mais j’y croît fermement.

Face à la souffrance physique, la maladie puis la mort, nous redevenons -ou devenons- tous des hommes. Révélés en ce que nous sommes derrière nos apparences passées.

Merci donc, Monsieur Pozzo di Borgo!

Car l’homme a besoin d’exemples pour « grandir » et garder espoir.

Mon père en fut un, à sa manière. Mais je l’ai vu trop tard, puisque c’était mon père et que j’étais si jeune !
Et pourtant, dix années durant et malgré l’irréversible verdict que le « Corps médical » lui asséna à compter de ses 45 ans, il tint bon et garda ses rêves et des projets intacts.

Puis, regardant à l’extérieur, je vois ce prêtre qui me tint lieu de père spirituel après le « départ » de celui de chair. Un autre héros de la résistance physico-mentale. Responsable des pèlerinages en terre sainte pour le diocèse de Lille, il poursuivit son oeuvre de paix jusqu’à la fin.  Pourtant dans de redoutables douleurs liées à la traitrise du corps.
Oui, oeuvre, paix. Je fus touché en plein coeur par cette photo de l’ »Abbé », dans une accolade non feinte avec à sa droite un arabe musulman et à sa gauche un juif. Tous trois riant, photographiés en plein Jérusalem. « No comment ».

En resserrant le cercle du géo-temporel, je pourrais encore -et surtout aujourd’hui-, décrire la leçon de courage et de désir de vie qu’il m’est offert de recevoir par un ami d’enfance qui fit faux-bond (bondir par dessus la faux?) trois fois de suite à la « grande faucheuse ». A bas! les cancers et comas répétés! Il est là, debout chaque jour pour mener a bien un projet professionnel plus « adapté » à son nouvel état physique. Mais surtout c’est lui, qui pourrait se reposer sur les lauriers d’un farniente bien mérité, qui anime et nourrit son entourage de son enthousiasme, de sa sérénité et de sa perpétuelle quête d’humanité et d’excellence dans sa relation à l’autre.

Quel exemple. Quelle chance de l’avoir pour ami. Quel dommage que seul le cercle restreint de ses connaissances directes puisse bénéficier des bienfaits d’une amitié si riche.

Tant de héros anonymes.

Alors, pour revenir à Monsieur Pozzo di Borgo:  Dieu merci! cette Force là ne sera pas demeurée incognito.
Et qu’importe le reste? Les probables inévitables faiblesses humaines, les éventuelles arrogances des débuts? Pas sûr, d’ailleurs, malgré une vie qui put être facile (St François ne fut-il pas ce jeune cavalier arrogant dans l’Assise de sa jeunesse?).
L’important est ce qui a surpassé, et nous parvient. Ce merveilleux exemple de courage.
Il a sans doute fallu plus de force de caractère a cet homme pour remuer à nouveau un doigt qu’il ne lui en aurait fallu pour devenir manager d’un des principaux « empires » agro-industriels de ce monde.
Tout simplement, sans doute, le courage d’avoir celui de vouloir respirer, jour après jour, de vouloir rester et d’y croire.

Merci!

(*) fusion-absorption évoquée sans regret, car pour en avoir vécu au moins quatre, j’estime que les fusions d’entreprises sont comme les bons -et si rares-, elles font « grandir ».

F.Bossaert, le 31/01/2012

26 janvier 2012 0 Commentaire

« Quatre jours pour sauver le monde »!

 Les grands de ce monde ont quatre jours pour sauver la planète!

L’année – ou le siècle-  est aux superlatifs. En allumant ma télévision ce matin sur une chaîne, disons, « business », j’entends que « les Grands ont quatre jours pour sauver le monde ». Je me fige d’anxiété et me dis que, là, il se passe quelquechose d’important.

Les « Grands de ce monde » se réunissent en effet depuis 1971, chaque année, à Davos, pour « améliorer l’état du monde ».  Initialement, une initiative d’un certain Klaus Scwhab, dont tout le monde (« autorisé » s’entend) se souvient. non? A la vérité, moi non plus. Nos Masters l’ont sans doute un peu oublié en leurs programmes surchargés. En jetant un coup d’oeil sur l’encyclopédie en ligne, voici ce qu’on en dit: « Economiste suisse, principalement connu comme président depuis sa création du World Economic Forum »… de Davos.  La boucle de l’autoproclamation est bouclée, n’allons pas plus loin. Mais soyons indulgents. Sérieusement, nous  autres, « littéreux », qui léchons littéralement notre téléviseur les jours d’annonce du Goncourt, pouvons-nous seulement citer 3 livres écrits par Goncourt?

So, let’s talk.

Certaines années, les « Grands de ce monde » ont dû « s’ennuyer sec ». Imaginez quand tout va bien, (croissance de 2% en Europe; 4% aux « States » -trop forts ces Yankees- et 15% en Chine -douteux, isnt’it?). Doublez cela d’une absence de neige sur la Suisse…et alors tout va mal, le moral des « Grands industriels » voit son indice baisser en flèche et il faut vite réunir un prochain sommet!

Mais où veut-il bien en venir? Cet affreux « blogger » ferait-il partie de la bande des alter-nihilistes?

Que nenni!!!!

Juste un homme moyen qui se lève tôt et à qui on assène, avant le premier café, des superlatifs journalistiques comme « les Grands de ce monde » et « Quatre jours pour sauver le monde ».

Comme certains irréductibles de ma génération, quand j’entends « Grands », je revois l’image de ce « bon » Salustre , incarné par Louis de Funès, et qui fait ses « best efforts » pour intégrer le club très fermé des « Grands d’Espagne ». Vous savez, Salustre qui déclare avec l’air candide du politique non réélu: « je ne sais rien faire….je suis ministre ». Soit dit en passant, ce sont les mêmes « Grands d’Espagne » qui menèrent cette grande nation à sa perte, comme le « Grand inquisiteur » continue de ternir l’image de Rome.

Maintenant, quant à sauver le monde en quatre jours, je suis partant. Mais le sauver de quoi? Quels nouveaux maux nous ont mis dans une situation telle que, si l’on en croit ce journaliste affolé, la situation serait désepérée? La couche d’ozone? L’eau du Sahel? La pénuerie de terres agricoles à horizon de 50 ans? Non? Ouf! Juste éviter une -nouvelle- crise obligataire en Grèce et en Espagne, freiner la chute des AAA, faire en sorte que les banques continuent de se prêter entre elles et que la Chine garde ses dollars.

Me voici rassuré. Je me verse, encore tremblant, un café bien chaud et me détends le muscle trapèze, congestionné par le stress.

Sinon, entre nous, sur le reste j’aurais plutôt fait appel à « Die Hard ». Puisque vous faîtes semblant de ne jamais avoir regardé, il s’agit de Bruce Willis sauvant le monde en quelques jours, seul et pour sa modique paye de fonctionnaire de police new-yorkais.

« Au loup »! Le monde est menacé, comme chaque année et, comme chaque année, les « Grands » vont nous sauver.

Mais j’y pense, depuis 1971,  soit 41 ans, les « Grands » se réunissent pour « améliorer l’état du monde ». Cela signifie-t-il que le monde irait beaucoup plus mal sans eux, ou que Davos ne servirait à r….?

Faut-il songer à la dissolution du sommet et de l’association (à but non lucratif certes, un comble…) pour « entente illicite, ou défaut de résultats? Si les « Grands » constituent, de fait, « la gouvernance planétaire » (cit. Philippe Moreau Desfarges, chercheur à l’Ifri), alors comme dans toute entreprise que le top management a mené à la faillite, ne faut-il pas changer de gouvernance?

Ah, mais oui! Les grands d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes qu’hier ou que demain. Suis-je bête. On ne change pas une gouvernance qui travaille sans objectifs et qui n’a de comptes à rendre qu’à elle même.

Assez ri!

Si j’avais un jour l’opportunité de recevoir une invitation pour Davos, le rouge me monterait au front, non de colère mais de fierté. Nul ne se refait…totalement.

Mais au fait, costume ou combinaison de ski?

F.Bossaert  26 janvier 2012

25 janvier 2012 0 Commentaire

A se chercher, sans cesse…

A se chercher, sans cesse... dans Dessins et peintures Passé-de-femme1-300x225A se chercher sans cesse, épars et fatigué...A se chercher sans cesse, la page blanche de l’Homme se remplit ou se vide;

Rien de figé.

Au fil des rencontres, des succès ou des déceptions, nous « perdons des pièces  » ou nous en gagnons, jusqu’à nous structurer ou nous déstructurer. Jusqu’à nous connaître ou nous oublier.

 

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