25 janvier 2012 0 Commentaire

La Vérité

 

Si tu savais comme il est loin

L’étonnement du premier Homme

Qui osa crier son chagrin

Sans craindre qu’aussitôt on le gomme.

Ayant reconnu le faisceau

Des lueurs de la discipline,

Il se donne, comme sous l’eau,

L’apparence d’une âme tranquille.

Elle saura où le trouver

Si tu la perds, elle te suit

Tu crois maîtriser son contour

Elle est plus vaste que la nuit,

La Vérité.

 

FB 2011

25 janvier 2012 0 Commentaire

Gigantisme

Moi qui croyais au gigantisme…je découvre le secret du Monde dans l’infiniment petit.

Chaque vie d’Homme est une histoire;

Chaque Homme a son histoire.

 Cherche-la, creuse, vas au gouffre profond et trouve-y le ciel.Fais se déchirer le voile superficiel mais épais de la peur et du silence. Fais jaillir le cri de l’enfant né, pour la seconde mais première fois. Montre lui le ton et la couleur des choses pour qu’il devienne le miroir de son souffle.

 Que vois-je des souffrances de l’autre à travers son fard et ses mots: « si on m’enlève l’apparence, je ne suis plus rien ». Des mots de chair et de vie contre des mots de mort et de néant.

 Creuser sans blesser, sans toucher l’âme profonde où sommeille l’innocence dans l’attente de la dernière naissance.

Laisse toi guider plus que tu ne guides; saches attendre, guetter, te ruer quand il faut, reculer s’il le faut.

 Tout coeur humain a un rêve caché par un chagrin. Ne t’arrête pas au chagrin; contourne le sans le tourner en dérision. Il est le révélateur du bonheur espéré. Fais le réduire sous ta caresse; adoucis son contour; comprends le pour finalement lui faire voir son inutilité.

 Les chagrins et les rêves sont les montagnes du Monde Humain.

 Les ouvrages d’art, fussent-ils visibles de la lune, ne sont que vanité guerrière et collective. Il n’y a pas d’âme collective, pas de survie dans les pierres, juste dans l’émotion, individuelle et secrète, dans la larme fragile, parfois aperçue, mais ignorée de tous le plus souvent.

 Si je me jette la première pierre, je deviens cette pierre et je meurs.

 Car il est d’eau et de peine, elle est d’eau et d’espoir, il est d’eau et de certitude, d’eau et de sueur de vivre, d’eau.

 FB   2011

24 janvier 2012 0 Commentaire

Dégradation ou l’Abus d’Autorité (AA)y

DEGRADATION

 

Je disais hier matin à un apprenti- boulanger,  qu’il était à la fois très maladroit (il venait de dégrader plusieurs fois de suite des pains qu’il voulait couper en tranches avec une machine) mais aussi fort généreux (pour se faire « pardonner » il m’a offert une baguette toute chaude). Visiblement  étonné il me dit que l’humour avait disparu et que « les gens font la tête tout le temps ; encore plus depuis qu’on nous a dégradés».

Je m’empressai de le remercier et, dans un rire complice, de lui donner le grade du plus sympathique apprenti-boulanger du quartier.

Tout à sa joie et bien malgré moi, je lui parus un « rabat-peine » et je sortis en prêtant attention au beau soleil d’hiver que je n’avais pas aperçu avant d’entrer au fournil.

 Mais l’élu comme l’électeur le savent, les joies simples sont de courte durée, et je regardai à nouveau  le trottoir bitumineux pour éviter -au mieux- les écueils et les dégradations de la chaussée.

 Dégradé. Dégradation…

 J’en étais resté pour ma part à l’image de l’officier qu’on dégrade pour haute trahison et pour avoir commis des actes irréparables. Dans le même temps, je me rassurai en me disant que les actes irréparables un  jour sont souvent réparés le lendemain (Dreyfus murmure-t-il encore ?). L’inverse étant vrai aussi  -c’est ce qui rend ce monde aussi drôle à vivre. Ce « bon et loyal » Willi Münznberg, par exemple, chantre de la révolution bolchevique, n’avait-il pas convaincu et entraîné dans son sillage de hauts gradés de l’intellect comme Gide, Malraux, Hemingway, Brecht ou autres Dorothy Parker comme défenseur de l’idéal communiste , planche de salut d’un monde en miettes ?

Mais dégradé, le « bon Willi », que l’on retrouva pendu non loin de Grenoble , et dont on découvrit  sans l’ébruiter qu’il fut en réalité l’un des artisans les plus actifs de la famine organisée du peuple russe. Dégradant, isn’t it ?,

 De retour chez moi, je me plongeai dans un code pénal (on a les dimanches qu’on peut…) et fus pris de scepticisme (on n’a pas encore dégradé Montaigne).

La dégradation est bien un délit pénal !

 Sans vouloir ennuyer –ni distraire- ; juste commenter avec la légèreté qui convient pour rester vivant, je propose une rapide et novice lecture d’articles concernés :

 Art 322-1 du code pénal : « La dégradation d’un bien appartenant à autrui est punie de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende, sauf s’il n’en est résulté qu’un dommage léger. (Nous parlons sans doute ici de tags sur la voie publique, dont certains ont d’ailleurs déjà fait leur entrée dans des musées ; ça doit coûter moins cher d’arracher le mur que de le  nettoyer ?) .

 Art 322-2 : « Lorsque l’infraction (de dégradation du bien d’autrui) est commise à raison de l’appartenance (ou non) de la personne propriétaire de ce bien à une nation… (Je prends la liberté de traduire ici par  les contribuables payant l’impôt en France), les peines encourues sont portées à 3 ans d’emprisonnement et à 45000 euros d’amendes. »

 Art322-3 : « l’infraction (de dégradation s’entend), est punie de 5 ans d’emprisonnement et 75000 € d’amende et d’une peine d’intérêt général :

1/ lorsqu’elle est commise par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice ;

2/ Lorsqu’elle est facilitée par l’état d’une personne dont la particulière vulnérabilité due à son âge (la France est une vieille nation), à une maladie ( la crise américaine des subprimes que le Docteur S&P n’avait pas diagnostiquée, fut en effet très très contagieuse)…ou à un état de grossesse (la France est la femme enceinte de l’Europe, avec son taux de natalité 2 fois plus élevé que celui de l’Allemagne )… est apparente ou connue de son  auteur « 

 3/ Lorsqu’elle est commise au préjudice des : magistrats, jurés (nous tous, potentiellement), avocats, officier public ou ministériel, militaire, gendarme, policier, douanier, gardien de prison, toute personne dépositaire de l’autorité publique, (x millions de fonctionnaires?), en vue d’influencer son comportement dans l’exercice de ses fonctions ou de sa mission.

 Et j’en passe, car la liste est si longue qu’elle concernerait presque le nourrisson en couveuse et la grand-mère couvée (si elle en a la chance) !

 Mais quand même et juste « pour le plaisir » :

 «  Lorsqu’elle (la dégradation) est commise par une personne dissimulant volontairement en tout ou partie son visage afin de ne pas être identifiée (S&P, c’est qui ? Celui qui avait par erreur dégradé les US, c’était qui ?).

« Lorsque le bien dégradé est destiné à l’utilité publique ou chargée d’une mission de service public. ».

 Stop !  Je cours à l’armoire à pharmacie et vide le tube de « nux vomica ».

 C’est donc tout un peuple, tous ceux qui vivent dans ce pays qui s’appelle France, qui sont dégradés d’un seul coup, ensemble. (Génocide moral ?).

Et je nous imagine, alignés  -pourquoi pas sur l’esplanade des invalides qui fut, en début de carrière, un hôpital où l’on soignait les maux- en une longue file d’hommes, de femmes, d’enfants ; tête basse, la honte au front, prêts à nous faire arracher l’un de nos grades durement acquis.

 Du milieu de la longue lignée humaine, je n’aperçois pas l’aréopage qui se prête au rite de cette humiliation.

Seraient-ce les mêmes magiciens et prédicateurs qui firent disparaître en un tour à plusieurs milliards de commissions un pan entier du budget de la Grèce ? Les mêmes qui ont poussé à la ruine des millions d’américains à qui l’on avait fait croire qu’il était désormais possible de devenir propriétaire de sa maison sans en avoir les moyens ? Les mêmes qui, contaminés,  – pardon pour l’échappée technique-, donnaient, dans le cadre d’émissions obligataires de collectivités locales françaises, la note du « mieux noté » à un ensemble d’émetteurs dont certains ne méritaient qu’une aumône non remboursable ?

Amis anglo-saxons, dont j’apprécie tellement le caractère enjoué et décontracté  et collègues français qui cédèrent aux sirènes du trading et de la spéculation à la Madoff (il n’est pas de mât assez grand pour vous y attacher tous), rassurez-moi.

Dites –moi que vous avez  la« pleine conscience » de la peine que vous provoquez et de celle que vous encourrez.

 Ce n’est pas une économie mais une nation que vous dégradez. Mettons nous d’accord, lorsque je dis nation, je parle de toute femme et de tout homme dont on peut dire qu’il a un lien fort avec la France. Ce ne sont pas les politiques effarouchés ou ceux,  opportunistes se ruant sur l’os miraculeusement jeté dans l’arène électorale, que vous dégradez. Ceux-là ne souffrent pas de déficience immunitaire !

 Vous dégradez les écrivains, les chercheurs, les enseignants, les expatriés, les retraités qui ont travaillé dur –ou moins dur, mais qui sont là-, les anonymes de nom, mais pas de nation.

Pour avoir travaillé en Chine pour une entreprise française, j’entendais les chinois appeler la plupart des jeunes français « Xiao Fa », ce qui signifie, en un affectueux clin d’œil –les chinois ont de l’humour-  « petit français ».

 Alors, au pays du droit et en vertu de l’absence de pouvoirs qui me sont conférés, je vous condamne, anonymes des S&P et consorts, non pas à l’emprisonnement –La France est aussi le pays de la déclaration universelle, que diable !- mais à une peine d’intérêt général avec « obligation de résultat » :

Aider le peuple vivant en France à prendre conscience de sa valeur, de son image à l’étranger, de sa créativité, de son humour, de sa bonne foi –parfois cachée derrière une gouaille prise pour de l’arrogance ».

La France se regarde de l’étranger et c’est cette image là qu’il nous faut défendre plutôt que de « faire la tête » à l’apprenti-boulanger dont les espoirs sont, encore, intacts.

 Fabrice Bossaert, le 17/01/2012

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